Le Vigneron

Pierre Marzin
Pierre Marzin

Pierre Marzin vigneron est propriétaire du Château Marzin depuis 2004, il realise le travail de la terre, de la vigne, la vinification et l'élevage des vins avec des techniques modernes (thermo-régulation...), tout en respectant les traditions ( presse du vin rouge dans un pressoir à main, élevage en barriques...), et de l'environnement (travail de la terre, epamprage têtes et pieds manuel, vendanges en vert, effeuillage, desherbage que sous les pieds...).
Il fait son vin à son image, chaleureux, convivial, un vin qu'il aime à partager !!!


Le portrait de notre vigneron par Jean Charles chapuzet

Olivier Dauga vous a identifié(e) ainsi que Jean-Charles Chapuzet dans une publication . Olivier a écrit : « Cher toutes et tous, Pour clore cette semaine intense et ouvrir un week-end de festivités, un peu de littérature vigneronne avec le billet d'humeur de Jean-Charles Chapuzet! Loïc Siri vous en parlait déjà il y a 3 jours, Pierre Marzin porte le bonnet d'âne cette semaine et on en redemande! Bonne lecture! Le Faiseur de Vin Rencontre avec Pierre Marzin. Quand les mouches changent d’âne Faut trouver ou s’y perdre. Du côté de Cézac ; Swann c’eût été plus chic mais ce n’est pas le propos. On ne badine pas le terrien, à volo les mocassins à glands, les foulards Hermès, les rires forcés et les cocktails sulfités. Feu Gatsby le Magnifique pour du Audiard, du Marcel Aymé, de la belote coinchée. On est au Château Marzin en Côtes de Blaye, chez Pierre Marzin. Passé le portail, il est là, planté au milieu du parking, les mains dans les poches, un beau buffet, le sourire laissant dépasser un diastème. Mais ce n’est jamais gagné : « On ne sait jamais s’il va être d’humeur, c’est son charme, on peut être adopté ou prendre un coup de pied au derrière », prévient son ami et consultant Olivier Dauga. On parle un peu vin, un peu rugby, il est d’un bloc, d’humeur, et conclut avant d’aller déjeuner : « Cécillon, c’était un Monsieur ! ». Tout est dit. Dauga a connu Marzin en cadet au rugby à Cognac. Les premières déconnes, école de rugby, école de la vie.

Dauga devant, Pierre au centre ou plus sûrement à l’aile. En général, c’est le gabarit qui dicte, plus t’es « gros », plus ton numéro dans le dos est petit. Marzin n’est pas pourri mais ce fils de médecin débarqué au pays de l’eau-de-vie à l’âge de 2 ans – en 1966 – préfère les échappées folles aux oreilles lessivées par les mauls. Comme le vin plus tard, le rugby n’était pas une évidence. « J’avais du sang, j’ai passé mon enfance à faire le con dans le jardin public, j’ai fait du foot [nobody is perfect], du tir au pistolet et ce n’est qu’à 16 ans que je me suis mis au rugby », raconte Pierre. Le gamin a du sang en effet, tellement doué que le sélectionneur de l’équipe de France des jeunes le scrute. Il y rencontre aussi des amis sans forcément savoir qu’ils dicteront son avenir. En attendant, comme papa, Marzin s’inscrit en médecine à 20 ans, âge où il arrête le rugby. « Je suis allé une fois à l’entraînement universitaire, quand j’ai vu les types, bof, je ne suis jamais revenu », explique Pierre. Il devient infirmier à Bordeaux ; fou de pinard, il revoit de temps à autre l’ami Dauga. Et puis, en 1999, Marzin retourne le cerveau : « Je devenais con dans mon métier, fallait que je fasse autre chose, on cherchait avec mon épouse un hôtel ». Ressurgit Dauga - et un autre pote le négociant Didier Grandeau, qui le propulse dans l’univers du vin. « Il avait les qualités, il adorait ça et il a de la rigueur, c’est un type droit sans chichi », souligne Olivier. Allons-y pour
le vin, les mouches changent d’âne avant que la cabane ne tombe sur le chien. Marzin entre comme manutentionnaire au Château Beaulieu (Bordeaux Sup) en rattrapant des études de viti-oeno à Montagne-Saint-Emilion. « C’est toujours un pari de changer de voie mais j’étais sûr de moi », explique Marzin un peu comme un arrière qui récupère une chandelle pour ensuite prendre ses responsabilités. Ensuite, il intègre la maison Ricaud-Dussarget en tant que maître de chai. Suivent deux ans au Château Cantinot dans le blayais pour ne plus quitter ce terroir. Après deux ans dans ce Château, il achète à Cézac une propriété de 6/7 hectares. Il veut faire du bordeaux, c’est son truc. Le vigneron est méticuleux, soigné et partisan du vin plaisir. Toujours pas de chichi. Et Marzin ne cache pas l’aide de Dauga : « Sans lui, je n’aurais pas fait grand chose ». D’une belle histoire trois cuvées : une première Marzinius sur le fruit, vin de pétanque, de soif, dira-t-on, et à 5 euros ! La seconde s’appelle Château Marzin, assemblage de merlot, les deux cabernets et une pointe de malbec, une belle signature toute en structure, en équilibre, pour la garde (8 euros !). Enfin, L’âne – on l’avait bien dit, superbe cuvée de malbec, racée, réglissée, tendue (15 euros !). De quoi déboucher en regardant la télévision cet automne: Marzin voit le XV tricolore en quart, les Blacks aller au bout, « malheureusement ». « Désormais, je ne compte pas m’agrandir mais monter
la gamme et surtout essayer de tout vendre à la propriété », conclut Pierre. Pour résumer : M comme « Malin comme un singe », A comme « Anarchiste si ce n’est Autodidacte », R comme « Rugby », Z comme « Zument verte », I comme « Incorrigible », N comme « Naturel ». Le reste, on s’en fout. Le Père Haudouin » 


La fine équipe du Château Marzin

L'équipe du château Marzin
L'équipe du château Marzin

Pierre Marzin le vigneron, Jean Charles Chapuzet le journaliste, Olivier Dauga le conseiller oenologue.